Profiter de la période estivale avec des enfants

L’été, le soleil, la chaleur, les terrasses, bref le rythme ralentit. Alors lorsqu’on a des enfants, on a l’impression que rien ne change.

On pense à nos étés d’avant, à cette petite terrasse après le travail, ou aux vacances sans contraintes (tu sais, celles où seules tes envies comptent, le silence, le spritz…).

Alors OK, avoir des enfants ça change ta dolce vita, mais ça ne veut pas dire que tu ne peux pas quand même en profiter un minimum.

Je te propose de ralentir le rythme SANS perturber complètement ton enfant !

Tout est question de dosage

Commençons par le début, tout est question de dosage dans la vie, y compris dans la vie d’un enfant. Je ne vais pas te mentir : il est hyper important d’être constant au quotidien avec un enfant. Plus son rythme, ses rituels seront stables et identiques et plus le quotidien sera facile : il aura des repères, il saura ce qu’il va se passer et à quel moment, il sera rassuré, se sentira en sécurité et sera moins fatigué.

Pour autant, il peut y avoir des exceptions à la règle. Et si, une fois de temps en temps, tu as besoin de le coucher un peu plus tard ou de lui faire changer un peu ses habitudes, ce n’est pas grave. Et lorsque tu changes légèrement ses habitudes, permet lui une journée plus soft le lendemain où il puisse se reposer, retrouver ses repères et ainsi que le décalage vous impacte le moins possible.

Bien entendu, il faut aussi avoir des attentes / envies réalistes par rapport à l’âge de ton enfant et à ses capacités. Il ne va pas rester des années bloqué avec son âge / ses besoins, donc il faut aussi accepter et gérer sa propre frustration à ne pas pouvoir faire les choses. Ou alors trouver une alternative : le faire garder pour profiter et ne pas trop lui en demander.

C’est un savoureux mélange de tout ça qui doit être la base de ton été.

Ralentir le rythme à la maison

L’été, il fait chaud et les jours rallongent, les journées ont donc une autre saveur. Tu veux profiter de ta terrasse, en fin de journée c’est d’ailleurs le seul moment lorsqu’il fait chaud pour en profiter. Ton enfant aussi a envie de profiter de tout ça. Sans compter que la chaleur peut être une source d’énervement chez les enfants (ce qui est paradoxal en comparaison de nous, adultes).

Alors plutôt que de s’entêter à garder le rythme, tu peux proposer une alternative : décaler un peu les rituels / habitudes pour profiter tout en n’abusant pas !

1. On établit ensemble (dès le plus jeune âge) les règles de l’été :

C’est important que chacun s’écoute : tu entends la demande de ton enfant, il entend la tienne, vous tombez d’accord. La communication est le pilier pour absolument tout en parentalité. L’enfant accepte les choses s’ il y met du sens et les comprend. Et ce dès le plus jeune âge (vraiment).

 

2. On décale légèrement les horaires dans la limite de ce que peut supporter l’enfant et son rythme biologique

Ce qui est à prendre en compte, c’est la capacité de l’enfant à s’adapter à ce changement. Certains enfants sont vraiment aheurés, notamment les plus jeunes, il est donc très difficile de les décaler. Dans ce cas, il ne faut pas changer ses habitudes sauf en cas de besoins exceptionnels.

Quoi qu’il arrive, il faut prendre en compte le planning de l’enfant dans sa globalité : il ne peut être couché plus tard si, à contrario, le lendemain il n’a pas la possibilité de se reposer, se lever plus tard etc. Et le décalage ne doit pas être trop important : toujours en lien avec l’âge de l’enfant, son rythme mais aussi dans la perspective d’un retour à la normalité.

 

3. On garde les mêmes rituels pour ne pas le perturber : on change les heures, mais on garde les mêmes habitudes.

Tu peux lui donner la possibilité de profiter davantage du beau temps. En vérité, ton enfant n’est pas attaché aux heures (même si la fatigue ou la faim prendra le dessus). Il est surtout attaché au rituel, à ses habitudes de vie. C’est ce qui le sécurise en priorité.

Ainsi, tu peux :

décaler l’heure du repas du soir : s’il a mangé un goûter conséquent pourquoi pas ;

Faire des temps de « transition » plus importants : entre le repas et le bain par exemple, ce qui lui permet de profiter du soleil entre deux.

Mais quoi qu’il arrive, garde les mêmes repères, la même chronologie des évènements. C’est ça qui est important pour lui. Les repères lui permettent de se situer dans sa journée, de savoir ce qui va se passer ensuite et ne pas être pris par surprise. Il profitera également davantage de ce temps que tu lui laisses en plus parce qu’il sait ce qu’il viendra ensuite.

 

4. Force les temps calmes :

Même si tu lui autorises 1h ou 1/2 heure de rab, ce n’est pas pour autant qu’elle doit servir à sauter dans le trampoline ou courir partout dans le jardin. A toi de faire en sorte que ça soit un temps calme, au soleil certes, mais calme : arroser le jardin, lire un bouquin, écouter de la musique douce bref faire une activité qui permet la détente et non l’énervement.

Et à l’extérieur ?

Figure toi que quand tu délocalises ta petite famille, c’est exactement la même chose : de la communication, de la prise en compte du rythme biologique et des besoins, les rituels encore et toujours.

A ça, tu rajoutes d’adapter ton point de chute aux habitudes de tes enfants : veilleuse, doudou, obscurité etc. Tu peux même préparer avec ton enfant ce dont il a besoin pour passer de bonnes nuits dans ce lieu qu’il ne connaît pas.

Alors je ne te garantis pas à 100 % le sommeil, les réveils tardifs etc. Mais tu maximiseras quand même les chances en lui offrant un cadre qui se rapproche du sien.

Lorsqu’on part en vacances, le plus dur pour nous, parents, c’est de gérer notre propre frustration. Je sais que c’est difficile de se priver, on a vraiment envie de ralentir, de profiter, on a l’impression de ne jamais avoir ce temps off.

Et malheureusement, pendant un petit temps, la parentalité ne te permettra pas de te couper entièrement. Le truc, c’est que lâcher du lest n’est pas synonyme de vacances tranquilles pour autant : le manque de cadre insécurise, l’enfant ne sait pas s’ auto-gérer avant un certain âge, il jouera même si il est fatigué, il a besoin de toi. Et puis, le retour à la réalité sera encore plus dur : passer de tout à rien ou plutôt de rien à tout, c’est trop difficile à comprendre pour un enfant. Au risque de me répéter, l’enfant a besoin de mettre du sens, le cadre le rassure, le sécurise, le sens lui permet de comprendre et d’accepter.

Je pense qu’il faut en avoir conscience afin de ne pas mettre trop d’attentes dans tes vacances, et d’être « déçu ».

 

Pour autant, tu peux t’offrir quelques moments de tranquillité (certes pas à la hauteur de ce que tu voudrais) : partir avec de la famille ou des amis pour pouvoir souffler ou se partager les tâches, laisser les enfants au compagnon et se programmer une activité solo, prendre un camping offrant des activités aux enfants et se la couler douce à la piscine. C’est toujours bon de prendre quelques heures de tranquillité.

 

L’anticipation : ta meilleure allié pour une rentrée sereine

Et là, je t’entends me dire : « Ophélie, le pire c’est à la fin de l’été, quand il faut reprendre un rythme ! ».

Et à ça je te réponds comme d’habitude : anticipation !!!

Et oui, il faut anticiper. Mais pas 3 jours avant la rentrée : bien avant.

Le corps et la tête ont besoin de temps pour faire machine arrière. Alors, doucement, 15 jours avant la rentrée tu re-décales dans l’autre sens : tous les 3 jours, décales l’heure de chaque rituel (bain, repas, histoire etc). Ainsi, tu seras prête pour la rentrée.

Il est important que les enfants reprennent et s’habituent à leur rythme avant de reprendre l’école/la nounou / la crèche. La rentrée est déjà source de fatigue : informations, bruit, excitation, nouveautés, stimulation etc. Il ne faut pas en plus rajouter celle d’un changement de rythme.

Enfin, prends le temps d’expliquer à ton enfant ce nouveau changement. Au début de l’été, tu lui avais dit qu’il serait temporaire : nous y voila. Tu peux utiliser un support visuel dès le début de l’été pour qu’il puisse de lui-même se rendre compte du décompte. Ainsi, il ne sera pas surpris lorsque l’été est déjà fini. La communication, la compréhension de ce qui se passe est ultra importante pour la réussite du projet.

Si tu as des questions ou un besoin particulier n’hésites pas à me contacter, je me ferai une joie de te répondre.

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