La parentalité parfaite : une chimère !

Partout, tout le temps, le poids de la société, les méthodes révolutionnaires, les vitrines de parents parfaits, les remarques, les conseils non sollicités, les raccourcis, les critiques, les non dits, les courants de pensées. La parentalité, pour moi, c’est clairement le domaine dans lequel on est le moins épargné. Ou du moins, où j’ai eu le plus de mal à laisser couler, à me montrer forte, à envoyer valser. Où le poids de la société (et du monde) est le plus lourd à porter. Et je sais que je ne suis pas un cas isolé. Le pire ? Tout ce que je viens de citer ne fait pas avancer : ni le parent, ni la société. Ça a même plus un effet néfaste que positif. Alors je te propose, ensemble, d’arrêter de courir après l’utopie de la parentalité parfaite !

Spoiler : elle n’existe pas, elle n’existera jamais !

La parentalité parfaite est un mythe, la mère idéale aussi. Elle existe dans les pubs de la ménagère parfaite. Dans la vraie vie, la parentalité n’est pas épargnée par les hauts et les bas, et quel que soit le courant de pensée.

Non pas parce qu’on a trop tendance à penser que la parentalité bienveillante ou positive fait des parents parfaits. Mais nous n’y sommes pas du tout, c’est d’ailleurs lorsque l’on ne comprend pas les principes de ce courant de pensée qu’on fait ces raccourcis.

La parentalité bienveillante ou positive s’appuie sur le respect de l’enfant et de son développement. Donc rien à voir avec une méthode révolutionnaire du parent parfait. D’ailleurs, elle n’empêche ni la fatigue, ni les crises émotionnelles, ni le désarroi que parfois nous, parents, subissons.

Par contre, elle apporte des outils et des explications sur ce qui se joue et sur la manière de prendre du recul. Et puis, je rajouterai que c’est comme tout : il faut se renseigner, comprendre, avoir son sens critique et prendre ce qui fait sens dans notre vie en fonction de nos valeurs et de nos propres ressources. Aucune des méthodes n’est parfaite, aucune des méthodes n’est révolutionnaire. Ce qui compte, c’est ton positionnement, ton empathie, le respect des besoins de tous et le respect en général de chaque membre de la famille. Et ce, quelle que soit « la méthode  ».

La parentalité parfaite, si elle existait, serait néfaste pour absolument tout le monde. Elle voudrait dire qu’il n’y aurait pas d’échec, pas d’erreur, jamais de débordement émotionnel. Et pourtant, c’est bien ça qui fait avancer. Je le dis toujours : c’est dans l’échec que l’on apprend. Oui oui ! La réussite booste notre égo et ça fait du bien. Mais l’échec lui, il nous fait avancer, apprendre, analyser, recommencer, expérimenter. Il nous fait vivre des émotions aussi, et là encore, tu apprends : à les identifier, les accueillir, les accepter, puis les gérer. Et BAM, par ricochet, ton enfant apprend. Il apprend que même la personne la plus parfaite (oui, c’est ce que tu es pour lui) peut se tromper, qu’il le reconnaît, qu’il apprend, qu’il retente parfois autrement. Tu lui apprends que son héros (en fonction de son âge) a lui aussi des émotions qui le traversent, que celles-ci ne sont parfois pas toujours positives, mais qu’il avance avec. Il apprend qu’à tout moment de notre vie, on apprend. WOUAH, quelle leçon de vie !

 

Les réseaux et télé (pas) réalités : nouvelles vitrine d’un monde inexistant

Il faut arrêter de se mentir, surtout, il faut arrêter de croire tout ce que l’on veut nous montrer. Tel une propagande sur la parentalité, les réseaux sociaux sont des vitrines à « parents parfaits ». Nombre de parents qui se rendent malades en se comparant à ce qu’ils voient ou entendent : « Je ne fais pas d’activité avec mes enfants le mercredi », « Moi, je n’ai pas l’énergie pour leur consacrer une journée entière par semaine » etc.

Accentuée par les nouvelles émissions de télé réalité, la parentalité est devenue une compétition publique. Mais n’oublie pas : n’est filmé qu’une toute petite partie de vie choisie. Par exemple, ces fameuses émissions : les caméras sont présentes une journée ou deux sur 15 jours. Sur Instagram, il s’agit de vidéos très courtes qui montrent une réalité soigneusement choisie et très souvent mise en scène. Alors, franchement, on peut le dire, ce n’est pas vraiment la vraie vie, ce n’est pas vraiment objectif. Et en même temps, quel intérêt de montrer le vrai ou de la mise en scène ? La parentalité, c’est de l’intime, c’est une relation entre individus qui ne peut être sincère que si elle est intime et réelle.

La société du « toujours plus »

 

Notre société va très vite, tout va très vite, nous consommons sans avoir le temps de profiter. Et nous en voulons toujours plus. Du coup, nous en demandons toujours plus. Il faut être un parent parfait, dans une maison de catalogue à l’entretien toujours impeccable, avec des enfants aussi sages qu’une peluche, faire du sport, avoir une hygiène de vie irréprochable et s’épanouir au travail.

Tout gérer, sur tous les fronts, avec le sourire et sans jamais évoquer les difficultés. Vraiment ? Sommes nous des robots ? Des automates capables d’assumer plus qu’une journée peut porter ?

La parentalité s’inscrit dans cette demande, le parent parfait entre dans ce mythe dressé par je ne sais quelle intelligence. Pourtant, il est urgent de ralentir. Pour nos enfants, pour notre santé mentale. D’accepter que notre maison ne soit pas digne d’une maison témoin, que nos enfants bougent sans cesse, que nos priorités ne soient dictées que par nous. Le parent parfait, la vie parfaite imaginée par l’inconscient collectif, portée par notre société, est inatteignable et rend malade. Si tu sacrifies ta carrière pour ta famille, tu seras pointé du doigt, si tu accordes de l’importance à ta carrière, tu le seras aussi. Les attentes que l’on nous fixe sont à la fois élevées, mais contradictoires. Il faut toujours en faire plus, mais avec de moins en moins de moyens. Il faut être sur tous les fronts, mais seul ! Pourtant, le village dans l’éducation est essentiel. Porté, supporté, accompagné par la famille, le couple, le parent. Aujourd’hui, cette réalité peine à se faire entendre. Dans l’inconscient collectif, il faut tout allier sans jamais demander de l’aide ou bien sans jamais se plaindre.

Je suis contre cette façon de voir la parentalité. Il est urgent de prendre le temps :

de savoir ce que l’on souhaite pour notre famille, nos enfants, notre couple ;

de se prioriser : les fondations de la famille, c’est bien toi ;

de s’arrêter et de profiter de l’instant présent ;

de reporter ce qui peut attendre ;

de construire son village pour (s’)élever.

 

Parent, sois indulgent avec toi même, avec tes attentes. Vois ce que tu fais déjà, et arrête de pointer du doigt ce que tu ne fais pas.

 

 

Une course à la perfection qui n’est pas sans conséquences :

Parce qu’à chercher à répondre à tous les critères, tu t’épuises. À vouloir être partout en même temps, tu perds le sens de ta propre vie, de tes valeurs, de ce qui te fait toi. À te comparer ou à écouter les remarques, tu finis par te sous estimer, te sentir incapable, mauvais(e). Tout a un prix, la recherche de perfection peut avoir des conséquences graves, voire très graves en parentalité :

  • le burn out parental : il faudra des années pour surmonter cela et la famille sera marquée à vie ;
  • le suicide maternel qui, malheureusement, touche plus de femmes qu’on ne le pense, par manque de soutien et d’accompagnement (d’écoute sincère, de présence …). Les derniers chiffres sont terrifiants. Des associations et notamment Maman blues apporte une écoute et un soutien.
  • l’insatisfaction permanente, la perte de confiance, le manque d’estime de soi ;
  • un épuisement qui fait le contraire de ce qui est recherché : abîme la relation parent / enfant.

Et puis n’oublie pas : le regard que tu portes sur toi même sera le regard que ton enfant te portera en grandissant. Alors, soit indulgent vraiment, ne te mets pas de pression. Tu cours après une chimère qu’est le parent parfait.

Ophélie, ce n’est pas ce que tu nous vend ?

Non, non !

Je ne te promet rien de tout cela. Tu ne seras jamais le parent parfait (moi-même, je ne le suis pas). Ce n’est pas ce que je cherche à faire. Tu n’auras jamais d’enfant parfait : ça ne dépend ni de toi, ni de moi et surtout, ça serait ennuyeux.

Je t’accompagne dans ta parentalité. Cela signifie que je t’accompagne à lacher prise, à trouver cet équilibre.

Je te guide à travers les solutions qui peuvent te convenir, à prendre du recul, à analyser, à t’adapter.

Je t’accompagne à mieux communiquer, à comprendre votre fonctionnement, ton fonctionnement, les émotions qui vous traversent et à en faire quelque chose.

Je t’accompagne pour que votre quotidien soit plus serein tout en acceptant que ça ne peut pas être fluide chaque jour de votre vie de famille.

Je t’accompagne à penser à toi, à (re)mettre du sens dans ta vie, à prioriser tes/vos besoins. J’accompagne les familles à se respecter et à évoluer ensemble en maintenant un lien de qualité.

Je t’accompagne à accepter que tout ne dépend pas de toi, que tu n’es pas responsable de tout, même s’il s’agit de tes enfants.

Si tu veux en savoir plus, si tu as une question, je serais ravi d’y répondre, alors contact moi.

Tu as des questions ?  Un besoin ?  Des difficultés ?

Ne reste pas seule et viens en discuter, je peux t’aider ou mieux t’ACCOMPAGNER  !

Ecris moi sur mon formulaire de contact ou sur mes réseaux INSTAGRAM ou FACEBOOK !